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Ya Quelques Temps

30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 23:00


Comme je vous en ai déjà parlé dans d'autres articles, l'hippocampe fait désormais partie de réglementations internationales régissant leur mouvement par delà les frontières. L'instauration de ces règles à provoquer un véritable débat parmi les aquariophiles. En effet, ce n'est pas une ou deux espèces mais bien le genre Hippocampus tout entier qui est protégé par la célèbre 'Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction' (CITES). 

Les clauses de cette convention sont relativement simples et touchent aussi bien à l'élevage qu'au commerce de cette espèce. Les aquaroiphiles en tant qu'acheteur important d'hippocampes ont un rôle à jouer dans la préservation de l'hippocampe au niveau mondial.

La Convention CITES est un accord international conclu entre plus de 160 nations, qui vise à faire en sorte que le commerce international de végétaux et d’animaux ne mette pas en péril la survie de ceux-ci dans la nature. Elle porte sur environs 30.000 espèces, inscrites sur 3 annexes. La première couvre les espèces menacées d’extinction. Le commerce de ces espèces est interdit, sauf cas exceptionnels. Les espèces inscrites à l’annexe. II ne sont pas en danger mais pourraient le devenir si le commerce n’est pas réglementé. Les espèces inscrites à l’annexe III y figurent à la demande de pays qui ont déjà réglementé leur commerce, et veulent obtenir la coopération d’autres pays pour prévenir leur exploitation illégale et non équilibrée.

En 2002, il a été convenu d’inscrire tous les hippocampes à l’annexe II. Cette décision s’appuyait sur des études approfondies sur le commerce et l’état de conservation des populations dans le milieu naturel, ainsi que sur le soutien croissant des pêcheurs et des négociants.

Ce n'est pas moins de 24 millions d'hippocampes qui sont négociés chaque années dans le monde.


L’inscription des hippocampes a pris effet au 15 mai 2004. Désormais les pays qui souhaitent exporter les hippocampes doivent apporter la preuve que les exportations ne menacent pas les populations existant dans la nature (“avis de commerce non préjudiciable”). Cependant, beaucoup de pays sont encore incapables d'évaluer l'impact du prélèvement des hippocampes à leur milieu naturel, faute d'informations.

Afin de palier à ce défaut, le comité consultatif de la CITES ainsi que le Comité pour les animaux ont approuvé une nouvelle méthode de "sélection des hippocampes exportables". La taille minimale de 10 cm a été choisie comme outil de gestion provisoire à l’appui des avis de commerce non préjudiciable (à quelques rares exceptions près, qui concernent des espèces plus petites).

En avril 2004, le Secrétariat général de la CITES a recommandé aux pays membres d’imposer la taille minimale, du moins en attendant qu’ils évaluent l’ampleur des échanges, les impacts sur les populations autochtones et d’autres outils de gestion à long terme permettant de formuler des avis de commerce non préjudiciable.



La taille minimale est un outil simple mais performant. La limite préconisée de 10 cm (mesurée du haut de la petite couronne de la tête à la pointe de la queue tendue) présente deux avantages :
- c'est un chiffre rond facile a retenir,
- c'est une taille moyenne d'hippocampe mature pour la plupart des espèces et la plupart des hippocampes de cette taille ont eu une chance de se reproduire.

Une taille minimale est aussi, estime-t-on, l’option de gestion souhaitée par nombre de personnes qui tirent leurs moyens d’existence de ce commerce.

Les tailles minimales sont des paramètres faciles à comprendre et à appliquer. Pour savoir s’ils remplissent leurs obligations, il suffit aux pêcheurs, ainsi qu’aux agents chargés de faire appliquer les règlements et aux douaniers, de mesurer les prises. Il appartient aux pays d’envisager d’autres options, par exemple des zones frappées d’interdiction de pêche, des fermetures temporelles de la pêche et des restrictions relatives aux engins de pêche mais, pour l’avenir proche, les signataires de la Convention CITES opteront probablement pour la taille minimale comme outil de gestion.

Les personnes qui participent au commerce, au transport et à l’élevage d’hippocampes vivants se heurtent actuellement à de nombreux obstacles. D’après les données les plus récentes, le volume, l’ampleur et l’interdépendance de ce commerce n’ont cessé de croître depuis la première enquête, publiée en 1996. Tous les secteurs de la filière des hippocampes ont un rôle à jouer dans les plans de conservation à la fois rigoureux et souples que nous sommes en train d’élaborer. Il faut instaurer de meilleures conditions d’élevage, de manipulation et de transport afin d’acclimater les hippocampes capturés dans la nature aux conditions de captivité. Tous les aquariophiles devraient fonder leurs choix de consommateurs sur l’état de conservation des hippocampes. Ce n’est qu’au prix d’un effort de concertation de toutes les parties que les hippocampes continueront à étonner et fasciner les futures générations.

Ce qui est à notre portée et qui pourrait aider les hippocampes :

• Prendre connaissance de la Convention CITES et de la réglementation nationale et régionale concernant la faune et la flore sauvages, les règlementations nationales (dans les pays membres de l’Union européenne, par exemple) pouvant être plus strictes que la Convention.

• Demander d’où proviennent les spécimens.

• Faire appel à des revendeurs et des fournisseurs bien informés et fiables.

• Soutenir les organisations spécialisées dans la conservation des ressources marines, qui se fondent sur des données scientifiques et respectent les populations et communautés tributaires de ces ressources.

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commentaires

Calyptre77 03/07/2008 13:15

Y a Palau aussi qui au niveau de la protection ne fait pas semblant ! Et c'est très bien !

Pim's 04/07/2008 10:05



Oui mais les Philippines sont précurseurs !! Na ;-P



siratus 01/07/2008 13:34

Une bonne chose, cette protection.
Les Philippines ont immédiatement instauré des programmes en conséquence. J'ai un article de journal à t'envoyer (scanné, à l'occasion).
Gros bisous, Pim's.
En vacances ?

Pim's 01/07/2008 15:48


Oui je suis à fond d'accord avec toi !!!
Les philippines sont un modèle pour les autres pays, il faut dire que là bas c'est un réel problème, les hippocampes faisant malheureusement partie de la pêche locale qui sert à nourrir bon nombre
de familles.
Ok pour l'article de journal !!
Non non pas en vacances !! Toujours au boulot !!!! lol
Bisoux
Pim's